1970 – 1971 : SOUS LE SIGNE DU SCORPION 

1970

La Fédération Française du Sport Automobile révise les coefficients. Ampus qui est toujours une épreuve nationale à participation étrangère autorisée passe à 7. Sur le parcours les travaux d’élargissements sont achevés, le profil de la course devient extrêmement rapide.

S’assurant bien que Ferrari n’aligne aucune voiture, Carlo Abarth engage quatre 2 litres dont un modèle nouvellement créé, baptisé « minigone » et confié à Hans Ortner vainqueur en 1967. Les autres prototypes sont conduits par Mario Casoni, Edoardo Lualdi et Eris Tondelli. Très joli plateau auquel s’ajoute Jean Guichet (Alfa 33), Daniel Rouveyran (Lola F5000) et un « ancien » le Gapençais Jean Clément (Porsche Bergspyder).

Le 22 mars 1970, 180 voitures prennent le départ devant environ 18 000 spectateurs massés le long du parcours.

Un soleil radieux préside la manifestation. Hans Ortner, pilote numéro 1 chez Abarth est le grand favori de l’épreuve. Le matin lors des essais il bat le record absolu de Peter Schetty en réalisant un chrono de 3’54 ». La veille lors des reconnaissances il était monté en 3’55 » (temps officieux communiqué par les mécanos de l’usine turinoise). Virtuellement le plus rapide, il ajoute un atout important, une bonne connaissance du parcours, sur lequel il court depuis quatre ans. Ses adversaires ne se font pas trop d’illusions, notamment le Champion de France de la Montagne Daniel Rouveyran «  Je n’ai aucune chance contre les Abarth. La Lola est très difficile à conduire, sa suspension, ses freins, ses pneus ne sont pas adaptés aux épreuves de montagne. Mon ambition se limite à la 3e place « .

Photo-Junior – Daniel Rouveyrand (Techno F2)

Véritablement porté par les cris d’une foule enthousiaste, Ortner aurait gagné, si à deux cents mètres de l’arrivée une touchette contre un rocher n’avait expédié son proto dans un ravin. Que s’est-il passé ? La barquette dont la roue avant droite a mordu sur le bas-côté, fait un « travers ». Le becquet gauche de la voiture heurte violement un rocher et la barquette, après un dérapage de 30 mètres, se retrouve dans l’axe de la chaussée. A ce moment sous l’impulsion d’une accélération elle part dans le vide, sectionne une balise en béton et s’écrase 10 mètres en contrebas. Hans Ortner, très calme, sort de son baquet, enlève son casque et remonte à pied sur la route. La course qu’il avait préparée depuis une semaine est finie. Pour la première fois Ortner franchi la ligne d’arrivée à pied, mais il reçoit de la part du public une formidable ovation : celle que l’on réserve aux vainqueurs ! Sans cette sortie de route le pilote autrichien remportait la sixième édition de la course de côte d’Ampus.

     Mario Casoni sauve l’honneur de la « scudéria » avec son Abarth 2 litres. Il prend la première place et bat le record : 3’50″2. Le commandatore a eu très chaud, et déjà se profile une menace, celle des monoplaces qui commencent à trouver un terrain d’élection sur ces pentes d’Ampus dont les trois quarts du parcours sont entièrement refaits. Daniel Rouveyran concède 7 secondes au vainqueur mais il a eu le malheur de partir au moment où une brève averse s’abattait sur le parcours.

Photo Revue Echappement – Mario Casoni (Abarth 2000)

Le vauclusien Richard Daniel (Martini) confirme ses débuts prometteurs de Ceyreste et se classe 3e  devant Jean Guichet (Alfa 33). La voiture du marseillais est une voiture de circuit qui rend plus de 150 cv aux Abarth et ne peut raisonnablement espérer leur tenir tête, même si Guichet demeure un pilote de premier ordre.

Maublanc aurait pu être un rival coriace pour Casoni, mais aux essais il casse le moteur de sa Pygmée et doit renoncer à tout espoir pour la victoire absolue. Quant à Jean Clément on attendait une meilleure performance de sa part : il termine seulement 9e sur la Porsche Bergspyder.

1e Mario CASONI                ABARTH 2000          3’50″2

2e Daniel ROUVEYRAN     TECHNO F2                3’57″4

3e Daniel RICHARD            MARTINI                    4’09″2

 4e Jean GUICHET               ALFA ROMEO 33     4’10’’                     

5e Edoardo LUALDI            ABARTH 2000          4’11’8

Mario Casoni – Photo Var République

A force de travail, Hubert Boquis a réussi à imposer son épreuve au championnat national.

Groupe 1 : Michel MOGA (Ford Mustang)              4’42’’6

Groupe 2 : Pierre MAUBLANC (BMW 2002 TI)      4’31’’9

Groupe 4 : Henri BALAS (Posche 911)                    4’17’’2

Groupes 5-6-7 : Mario CASONI (Abarth 2000)        3’50’’2

Groupes 8-9 : Daniel ROUVEYRAN (Techno F2)     3’57’’4

Photo-Junior – Jean-Claude Garcia (Garcia Vire Négadis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo-Junior – Jean Guichet (Alfa-Roméo 33)

 

 

 

 

Classement Général

1969 - Classement Général

Classement Licenciés nationaux

1969 - Classement Licenciés nationaux

Groupe 1 et Classes

1969 - Groupe 1 et Classes

Groupe 2-5 et Classes

1969 - Groupe 2-5 et Classes

Groupe 3 et Classes

1969 - Groupe 3 et Classes

Groupe 4-6-7 et Classes

1969 - Groupe 4-6-7 et Classes

Groupe 8-9 et Classes

1969 - Groupe 8-9 et Classes

Groupes Licenciés nationaux

1969 - Groupes Licenciés nationaux