Historique 1969

1969 : LE DUEL ABARTH / FERRARI

   Cette année Ampus revient exclusivement aux pilotes automobiles. On ferme des portes, mais on s’ouvre par-delà les frontières et cette édition, cinquième du nom, va être la plus belle.

Affectée du coefficient 3, l’épreuve accueille comme d’habitude l’usine Abarth. On cherche déjà dans les couloirs des rédactions sportives un nouveau slogan, quand brusquement une bombe éclate. Enzo Ferrari vise le Championnat d’Europe de la Montagne et propose à un de ses plus récents modèles frappé de l’emblème du cheval cabré la 212 E… un galop d’essai sur les pentes d’Ampus. « Nous sommes venus pour essayer le prototype avant d’affronter le championnat » déclare l’ingénieur chef de la scudéria. Les caractéristiques techniques sont impressionnantes : 300 cv à 11800 tours/minute, pour 500 kg seulement.

Pilote de cette Ferrari : Peter Schetty, ex premier pilote Abarth en Championnat d’Europe de la Montagne ! Le transfuge d’Abarth va se mesurer à des gens qu’il connaît bien, et qui sont venus en force. Carlo Abarth aligne un prototype 3 litres confié à Hans Ortner ; une toute nouvelle 2 litres à peine finie et pas encore peinte pour Edoardo Lualdi, et une autre 2 litres plus classique conduite par le Champion d’Italie Giampiero Biscaldi. Plus les Abarth 2 litres privées des français Alain Finkel et Michel Pont.

Autres favoris : Jean Clément (Porsche Repco) et Daniel Rouveyran (Techno), dont la monoplace apparaît cependant défavorisée sur ce terrain.

C’est vraiment une rencontre au sommet. Abarth contre Ferrari. Ortner contre Schetty. On va vider les vieilles querelles, jamais il n’y aura autant de tension sur la côte d’Ampus. Plus de 15 000 spectateurs baignent dans des odeurs de bières tièdes et d’huile brulée. 135 véhicules sont au départ.

Peter Schetty ……………………………………………..Johannes Ortner

 

Le pilote autrichien annonce la couleur : « Une très grande épreuve cette année. Si la route est sêche, je pense monter en 3’50 ». Les essais confirment que la lutte sera serrée pour la première place. Sur une route humide par endroits, l’Abarth de Ortner prend le meilleur sur la Ferrari (4’09). La nouvelle 2 litres de Lualdi fait également forte impression par la rapidité de son démarrage et Alain Finkel et Jean Clément sont à quelques secondes seulement, sans trop forcer leurs talents.

Le jour de la course Peter Schetty au volant de la 212 E, dont les pneus sont gonflés à l’hélium pour accentuer l’allègement des roues, passe à l’attaque et sur une route totalement sèche abaisse son record en 3’56’’7, temps que personne ne sera en mesure d’approcher. En effet, le verdict définitif de cette cinquième course de côte d’Ampus s’envole quelque part dans un virage à 1,800 Km de la ligne d’arrivée, au moment même où le pneu avant droit du plus récent prototype de la firme Abarth, la 2 litres de Lualdi, éclate. Dès cet instant, on savait que la Ferrari aux rapports plus courts, se pliant mieux aux accélérations serait intouchable. L’Abarth 3 litres de Hans Ortner, trop longue, manquant de la maniabilité et des possibilités de reprise d’une 2 litres passe mal sur une route dont 3 Km, les plus rapides, sont rétrécis par des travaux.

Attualfoto : Edoardo Lualdi (Abarth 2000)

Le pilote autrichien annonce la couleur : « Une très grande épreuve cette année. Si la route est sêche, je pense monter en 3’50 ». Les essais confirment que la lutte sera serrée pour la première place. Sur une route humide par endroits, l’Abarth de Ortner prend le meilleur sur la Ferrari (4’09). La nouvelle 2 litres de Lualdi fait également forte impression par la rapidité de son démarrage et Alain Finkel et Jean Clément sont à quelques secondes seulement, sans trop forcer leurs talents.

Le jour de la course Peter Schetty au volant de la 212 E, dont les pneus sont gonflés à l’hélium pour accentuer l’allègement des roues, passe à l’attaque et sur une route totalement sèche abaisse son record en 3’56’’7, temps que personne ne sera en mesure d’approcher. En effet, le verdict définitif de cette cinquième course de côte d’Ampus s’envole quelque part dans un virage à 1,800 Km de la ligne d’arrivée, au moment même où le pneu avant droit du plus récent prototype de la firme Abarth, la 2 litres de Lualdi, éclate. Dès cet instant, on savait que la Ferrari aux rapports plus courts, se pliant mieux aux accélérations serait intouchable. L’Abarth 3 litres de Hans Ortner, trop longue, manquant de la maniabilité et des possibilités de reprise d’une 2 litres passe mal sur une route dont 3 Km, les plus rapides, sont rétrécis par des travaux.

Pour un pneu crevé, on ne connaîtra pas l’épilogue véritable du premier affrontement des deux géants italiens qui avaient choisi la côte d’Ampus pour se rencontrer. Mais il est certain que la 2 litres, avec la carrosserie en aluminium qui servira à mouler les coques en plastiques de la série, est une candidate sérieuse au Championnat d’Europe de la Montagne.

Mauvaise journée pour la firme au scorpion dominée par Ferrari. Peter Schetty remporte cette édition et un nouveau record en 3’56″7, devant la meute des Abarth : Ortner, Biscaldi et Finkel.

Attualfoto : Peter Schetty (Ferrari 212 E)

 

1e Peter SCHETTY               FERRARI 212 E     3’56″7

2e Hans ORTNER                 ABARTH 3000       4’00″8

3e Giampiero BISCALDI      ABARTH 2000       4’11″3

4e Alain FINKEL                   ABARTH 2000       4’14″4

5e Daniel ROUVEYRAN      TECHNO F2            4’14″5

L’épreuve est devenue très rapide. 43 voitures sont passées sous les 5 minutes.

Groupe 1 : MASSONERI                                           4’53’’9

Groupes 2 et 5 : SAUGET                                         4’45’’1

Groupe 3 : Henri BALAS                                            4’36’’4

Groupes 4-6-7 : Peter SCHETTY (Ferrari 212 E)    3’56’’7

Groupes 8 et 9 : Daniel ROUVEYRAN                      4’14’’5

 

Photo Autosprint : Johannes Ortner (Abarth 3000)

 

Photo Revue Echappement : Alain Finkel